Story d’élève : la fabrique éducative d’Anne-Sophie

Quand la raison d’être professionnelle resurgit à la naissance des enfants… Une nouvelle histoire de transformation à découvrir dans le portrait d’Anne-Sophie.

Laure : Peux-tu te présenter ? Parle-moi de ton activité ? Que fais-tu ? Comment est née ton idée ? Pourquoi est-ce important pour toi ? A quel(s) besoin(s) cela répond en toi  ?

Anne-Sophie: Je m’appelle Anne-Sophie, j’ai 41 ans, je suis thérapeute et consultante en éducation. J’ai créé « La Fabrique Éducative », activité dans laquelle je regroupe ateliers, séances individuelles axées sur la relation avec l’enfant, formations pour les professionnels de l’enfance, conférences, et café des parents. Je consulte à Paris, et à Joigny (89).

La naissance de mes enfants en 2008 et 2011 m’a comblée de bonheur autant qu’elle m’a confrontée à un quotidien en pilote automatique et à la crainte de reproduire le même schéma éducatif que mes parents.J’ai alors décidé de participer à des ateliers de communication parentale pour améliorer la relation avec mes enfants. J’ai découvert le pouvoir de l’empathie, j’ai étudié les neurosciences affectives et sociales et j’ai appliqué les enseignements des ateliers. Cette expérience m’a transformée. Mes formations suivantes ont permis d’asseoir petit à petit une posture de consultante en éducation, et de thérapeute. Ces 2 postures n’ont pas la même vocation. 

Laure : As-tu toujours été entrepreneure ? Si non, que faisais-tu avant et qu’est-ce qui a motivé/provoqué ce changement professionnel ? Peux-tu donner quelques détails sur ton parcours ?

Anne-Sophie : Je me suis toujours sentie « appelée » à devenir thérapeute. Adolescente, je dévorais les livres de Freud. Mais à l’âge de choisir, j’étais complètement perdue dans mon orientation professionnelle. Je me suis donc laissée guidée par mes parents qui préféraient pour moi une carrière d’assistante sociale ; ce que j’ai fait pendant une dizaine d’années. Un métier dans lequel je ne trouvais pas ma raison d’être professionnelle.

Puis une rencontre m’a donné l’élan pour changer de voie. J’ai eu l’opportunité de diriger un commerce, et j’ai adoré cette activité qui comblait mon besoin de créativité, mon sens du contact et des responsabilités.

C’est à la naissance de mes enfants que mon souhait de devenir thérapeute a refait surface. Alors, j’ai choisi de le concrétiser et me voilà sur ce chemin !

Laure : Qu’est-ce qui te plait dans l’expérience d’entreprendre ? Quelles sont les plus grandes difficultés que tu rencontres ?

Anne-Sophie : J’explore des idées, je cherche des méthodes, j’innove, je crée des ponts, et c’est ce qui m’anime et me donne l’énergie porteuse pour entreprendre et créer du lien avec des partenaires.  

Ma plus grosse difficulté est d’améliorer ma visibilité sur les réseaux sociaux, je n’ai aucune appétence en la matière. J’ai déjà relevé le défi de réaliser moi-même mon site internet, le reste suivra !

Laure : Qu’est-ce que l’entrepreneuriat change ou transforme en toi ? Quelles compétences as-tu développé ?

Anne-Sophie : J’ai développé des compétences de coaching parental, des techniques de communication et régulation émotionnelle, d’écoute active, de pleine présence, d’empathie et de non-jugement en m’inspirant de méthodes humanistes. Cela m’a fait grandir émotionnellement et relationnellement parlant. C’est une révélation.

Laure : Selon toi, en quoi la part physiologique /le corps, est-elle importante pour toi dans ta démarche d’entrepreneure ?

Anne-Sophie : Ma posture de consultante et de thérapeute nécessite un ancrage important, une connexion à mon corps qui est mon outil de travail. 

Laure : Que t’apporte le programme condAnsé dans ton quotidien et/ou dans ton parcours entrepreneurial ?

Anne-Sophie : Une dynamique de groupe et un ancrage indispensable pour entamer le début de semaine.

Laure : Que dirais-tu à quelqu’un qui ne se sent pas à sa place dans sa vie professionnelle, et qui a envie de changer mais qui n’ose pas le faire ?

Anne-Sophie : Une citation de René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »

Laure : As-tu envie de rajouter quelque chose d’important pour toi que tu aimerais partager ?

Anne-Sophie : Un autre citation (lol!) de St Exupéry, cette fois : « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante »

Cette citation du « Petit Prince » résonne particulièrement en moi parce qu’elle évoque la relation au temps. Sachons l’utiliser avec qualité et présence en compagnie de nos enfants.

Laure : Merci Anne-Sophie ! Où peut-on te trouver ?

Anne-Sophie : Voici mes liens :

Mon site internet :  www.annesophiepsy.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *